MORTE NATURE
L’expression Nature morte a traversé l’histoire de l’art, désignant une mise en scène d’éléments inanimés, revêtant parfois un caractère de vanité. Le titre de l’exposition inverse les deux mots, afin de renvoyer à la nature que nous habitons aujourd’hui. Les sculptures présentées traduisent ce sentiment de nature modifiée.
Revêtant une forte dimension haptique, à travers une relation étroite avec le corps de l’artiste, matières, gestes et instruments instruisent les conditions d’un rapport intense à la matérialité.
Les œuvres exploitent à la fois les matières offertes par la nature végétale, animale et humaine : végétale par l’usage du bois, de la poutre, de l’arbre, matériaux transformés par l’action humaine ; animale, par l’usage de la peau de serpent, de la grenouille séchée, de l’os de baleine… restes organiques ; humaine, à travers la transformation des os du squelette, crâne, tibia, fémur, vertèbre…assemblés, dupliqués ou polis, parfois articulés avec d’autres pièces artificielles.
Toutes les sculptures présentées ici proposent des dispositifs de dévoilement : boîtes fermées ou ouvertes, polyptyques, charnières et articulations, emboîtement, mises en boîte… permettent de faire apparaitre ce qui n’est pas visible au premier abord.